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Jacques a dit : jouons en anglais !

Qui n’a pas joué à « Jacques a dit », enfant, dans la cour d’école ?

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, le jeu consiste à exécuter les consignes dictées par une personne désignée pour être « Jacques ». Ce dernier donne deux genres de consignes du style :

– « Jacques a dit : tenez-vous sur un pied ! »,

ou bien :

-« tenez-vous sur un pied ! ».

Toute consigne réalisée sans la formule « Jacques a dit » fait perdre le joueur, ce qui l’exclut du groupe. Au fur et à mesure, le groupe se réduit donc jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul exécutant. Le but du jeu étant de piéger les joueurs en enchaînant les consignes et en introduisant rapidement un ordre sans la formule consacrée.

Voici pour la version officielle.

Pour les enfants, ce jeu permet d‘améliorer leur compréhension verbale, leur capacité à suivre des consignes et l’attention aux types de ces consignes.

Mais si à partir d’un certain âge, on peut trouver amusant d’être éliminé, avec les plus petits c’est une autres paires de manches et surtout en étant exclu du jeu l’enfant n’apprend pas de ses erreurs et ne peut plus continuer à essayer d’appliquer les consignes pour s’améliorer.

On peut alors assouplir la règle et réinventer le jeu.

Par exemple, on définit un espace que l’on délimite par des jouets, lorsque l’enfant fait une « erreur », il se déplace dans cet espace.

Moi je trouve plus drole pour des petits de dire que l’espace délimité serait par exemple la plage – c’est de saison-, le point de jeu de chaque enfant serait le sable et un autre point vide la mer. Donc chaque « erreur » ferait déplacer l’enfant dans la mer, sans l’éliminer (il exécute juste les consigne « dans l’eau »). Ceci étant juste un moyen de continuer le jeu car le but étant bel et bien de le poursuivre pour continuer apprendre (suis-je claire 🙂 ?).

Chez nous, Jacques a pris l’allure de Simon -prononcer [sˈa‍ɪmən]- puisqu’il s’agit de la version Américaine. Mais pour la première fois, nous nous sommes contentées de découvrir le jeu, sans délimiter d’espace.

Nous avons donc joué à « Simon says » un après-midi de pluie (oui encore…).

Comment m’y suis-je prise ? Comme pour l’atelier de cuisine en anglais que j’ai réalisé dernièrement ! J’ai cherché des consignes adaptées à l’âge de mes filles pour que cela soit amusant, en anglais pour ne pas qu il y ait de temps de flottement à réfléchir comment dire la consigne dans une autre langue. Sinon c’est vite barbant pour les petits, on perd leur attention.

 

Les ordres rigolos ont bien capté leur attention :

Simon says make a funny face !

Simon says make a heart with your hands !

Simon says tickle your sister !

Simon says stand on one foot and put your hands on your head !

Simon says touch your sister’s nose !

 

Simon says pretend to cry !

Start swimming !

Et là, était la piège…

Elles ont vite compris le concept de la formule « Simon says » et ont demandé à changer de rôle pour devenir Simon à tour de rôle pour piéger leur mère !

L’aspect ludique c’est que l’enfant « Simon » doit construire lui même des phrases et travailler l’oral et son vocabulaire.

Trouver plus d’idées de consignes 

 

Pour la petite histoire Jacques et Simon

Simon says bye for now !

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About Carine

2 comments on “Jacques a dit : jouons en anglais !

  1. 19 septembre 2017 at 16 h 07 min

    Je trouve que l’anglais est très important même pour les enfants qui vivent en France. J’aimerais que les miens connaissent quelques phrases dans cette langue. Du coup, je me dis que je pourrais également faire ce jeu avec eux.

    • 28 septembre 2017 at 9 h 14 min

      Apprendre une seconde langue très jeune est important pour moi, c’est là qu’ils apprennent le mieux, à condition de rester dans l’aspect ludique. Je trouve ça dommage qu’une seconde langue ne soit proposée qu’à partir du collège, en règle générale, en France. Cependant, chez nous à Strasbourg, c’est un peu différent :
      On trouve facilement des classes de maternelle bilingues français-allemand, dû à la proximité de l’Allemagne. J’ai cherché une école qui propose l’anglais aux petits mais l’une est réservée aux enfants des employés des instances européennes et des consulats étrangers, l’autre est une école privée hors de prix. Par contre, on trouve facilement des organismes qui offrent des ateliers ludiques en anglais comme la pâtisserie, les arts plastiques, le chant, pendant les vacances scolaires… moyennant finances. Et c’est accessible aussi aux enfants qui n’ont jamais fait d’anglais. On va tester ça pour les vacances de la Toussaint.

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